Pour commencer, le feuilleton a t'il boulversé votre vie ?
Franck Borde : Je suis beaucoup plus détendu depuis mon arrivée dans la série. Elle apporte de la stabilité aux comédiens.
Dounia Coesens : Moi aussi, mais j'étais encore au collège, à Aix-en-Provence. A 15 ans, j'ai commencé à gèrer ma vie, seule, à Marseille. J'ai grandi très vite.
Et au quotidien, comment vivez vous cette popularité ?
Franck Borde : Moi j'ai de la chance qu'on ne me reconnaisse pas trop. Mon personnage est très différent de ce que je suis. L'autre soir, alors que j'étais avec julien (maxime dans la série) dans un bar, un fan s'est précipité sur lui sans même me lancer un regard. J'étais mort de rire.
Dounia Coesens : C'est rare, mais on se fait parfois traquer. Il y a quatre mois, je me suis fait cracher dessus, dans le métro, par cinq racailles, à Marseille. J'étais en état de choc.
Selon vous, les fans ont davantage envie de voir le personnage que vous incarnez ou bien de faire connaissance avec le comédien ?
Franck Borde : Parfois les gens ne réalisent pas qu'on est comédien et que ce n'est que de la fiction. Quand on nous croise dans la rue, on nous tutoie et on nous tape dans le dos...
Dounia Coesens : Les gens sont attachés à nos personnages : c'est pour ça qu'il ne faut pas trop avoir la grosse tête
Gardez vous en mémoire une rencontre marquante avec une fan ?
Franck Borde : Oui, en janvier dernier, sur le marché d'Asnières, en banlieue parisienne, une dame de 85 ou 90 ans s'est arrêtée et m'a dit : " On se connaît ! Mais d'où ? Vous ne me remettez pas ?" Je lui ai répondu : "Non, mais je pense que vous me voyez tous les soirs sur france 3..." Et là, elle me réplique : "Ah oui !!Alors je vous dit à ce soir !!"
Dounia Coesens : Grâce à une association, nous avons fait une suprise à un enfant malade qui avait 2 rêves : faire un tour en Ferrari et rencontrer un comédien de la série. Je lui allée le chercher chez lui ... en Ferrari !
Comment expliquez vous le succès de Plus belle la vie ?
Franck Borde : C'est une série en temps réel, qui colle à l'actualité. On aborde l'avortement, la drogue... A l'inverse, j'ai aussi reçu des lettres de gens choqué qu'on parle d'homosexualité à 20h20.
Dounia Coesens : Toute les tranches d'âge sont représentées, de 12 à 85 ans. et puis, on raconte des histoires de quartier, comme dans la vraie vie ...
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